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Par Toutatis ! 18 mois après qu’il ait tiré sa révérence à l’âge de 92 ans, le musée Maillol consacre une exposition rétrospective au « Walt Disney de la rue de Montreuil », comme se plaisait à se surnommer le dessinateur Albert Uderzo. L’exposition propose un parcours chronologique depuis les premiers dessins réalisés dans ses calepins de sciences et de poésie par l’écolier jusqu’à la consécration avec Astérix. On s’extasie sur l’attention portée aux détails sur une série de poissons qui a valu à l’élève Alberto, âgé d’une huitaine d’années, des TB en marge du cahier. On rit devant son permis de conduire poids lourds obtenu lors de son service militaire qu’il a lui-même décoré. On apprend qu’il décroche son premier contrat à 18 ans avec Clopinard inspiré des personnages Disney et que sa carrière débute au sein d’une agence de presse où il alterne illustrations pour des magazines et planches de BD. On découvre que les appareils « soviétiques » qu’affrontaien...

Mignonne, allons voir si la rose...

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Carnet rose Dior en Rose/s. C’est la thématique de l’exposition 2021 du musée Dior de Granville qui, depuis 1997 (année du cinquantenaire du premier défilé de la maison de haute couture) propose chaque année un éclairage anglé sur le travail du couturier visionnaire. Rose comme la couleur, rose comme la fleur, l’une et l’autre occurrence ayant influencé à part égale les goûts du créateur. Aux origines L’Histoire commence à Granville, avec cette majestueuse bâtisse crépie de gris perle et rose saumon, érigée sur la falaise surplombant la mer émeraude. Et, plantée en bordure du sentier du littoral, une roseraie soigneusement entretenue par Madeleine Dior, pivot de cette famille de notables manchots. Bienvenue à la villa Les Rhumbs, maison d’enfance de Christian Dior. Granville, c’est la période heureuse qui aura durablement inspiré le couturier et dont le parc aura servi de modèle au jardin du Moulin du Coudret à Milly-la-Forêt puis à celui de Montauroux en Provence. D’ailleurs, ...

Caron en ligne de mire

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 Ça tourne Caron… Le centre d’art cherbourgeois Le point du jour expose le photoreporter Gilles Caron. Disparu en avril 1970, à l’âge de 30 ans, à la frontière du Cambodge et du Vietnam, Gilles Caron était le photographe qui donnait un visage aux conflits. Une plongée dans un travail humaniste et engagé. Gilles Caron, Autoportrait Guinée-Bissau, décembre 1968 © Fondation Gilles Caron / Clermes C’est en Algérie où il effectue son service militaire que Gilles Caron a le déclic pour la photographie. Ayant lui-même participé contre son gré au conflit algérien, il n’aura de cesse de montrer les populations prises indépendamment de leur volonté dans les engrenages des combats. De retour en France, il débute auprès de Patrice Molinard, photographe de mode et de publicité avant de rejoindre l’agence Apis, spécialisée dans le spectacle. En 1965, il se lie d’amitié avec Raymond Depardon qui crée l’agence Gamma l’année suivante : une rencontre décisive. Ayant rejoint Gamma l’année su...

A in Wonderland

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De l’autre côté du miroir Le controversé tiers lieu Wonderland, initié par l’équipe du festival écolo We love green (édition 2021 annulée en raison des conditions sanitaires), a fait couler beaucoup d’encre depuis son ouverture en juin. En cause, son emplacement aux abords de la petite ceinture, rare poumon vert de ce quartier de l’est parisien situé à proximité du périphérique et l’absence de concertation préalable avec les riverains. Mais, Wonderland, c’est quoi au juste ? Un espace en plein air qui s’étend sur 6000m2 le long de l’ancienne voie ferroviaire, un lieu alternatif éphémère à vocation ludique, créatif et culturel dont les mots d’ordre, après ces épisodes de confinement sont échanges, convivialité, mixité sociale, intergénération.   Pour ce faire, le terrain est distribué en divers espaces thématiques en accès libre : un corner jeux pour les enfants avec toboggan, balançoires ; un playground en matériaux recyclés agrémenté de terrain de basket, rampe...

"Viendez" ma bande !

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  Ta Ta Tin ! D’abord une affiche, signée Frank Margerin, présentant un blouson de cuir noir, un jean slim sur des jambes arquées, des santiags et un bandana rouge : une silhouette on ne peut plus reconnaissable. La Cité de la Musique présente la première rétrospective consacrée à Renaud. Putain d’expo, c’est le nom de ce parcours chronologique et thématique, initié par David Séchan, le frère jumeau de Renaud. Y est raconté le caractère frondeur et humaniste du chanteur, orchestré par une bande son aux petits oignons, de Hexagone à Manhattan-Kaboul, en passant par Chanson pour Pierrot, Laisse béton, Mon HLM, Morgane de toi, Putain de camion, Marche à l’ombre… Emotion fédératrice Grâce à la scénographie de Gérard Le Monaco, complice de longue date de Renaud (création de décors pour scène et clips), on entre de plein pied dans l’univers du chanteur. Sont présentés des objets personnels tels que le blouson de cuir estampillé Lolita avec des clous argentés, la mobyl...